En 1832, la British American Land Company (BALCO) achète toutes les terres non vendues qui sont arpentées du district Saint-François dont le canton complet de Bury. Pour accélérer le peuplement, la BALCO entreprend une campagne de promotion et de construction de maisons et de chemins, dont un venant de Sherbrooke. De plus, la BALCO crée deux villages modèles dans le Canton de Bury, Robinson et Victoria. L’objectif est de peupler ce canton de colons européens, surtout des britanniques. Les terres sont vendues, mais les colons les plus modestes peuvent payer leur dû sous forme de travail. C’est à partir de 1834 et ce jusqu’en 1837 que Bury connaît une immigration importante. En 1836, certaines sources avancent le chiffre de 2000 personnes surtout des familles originaires d’Angleterre. Le village de Robinson connaît un certain succès, tandis que celui de Victoria sera un échec dès 1838.
Par la suite, des familles écossaises viennent s’établir dans le Canton de Bury entre 1838-1840, mais lorsque l’on observe des documents des archives de la municipalité datant de 1851, pas plus d’une dizaine de familles avec un nom à consonance écossaise demeurent encore à Bury. Dans la seconde moitié du XIX e siècle, des norvégiens vont également venir s’établir à Bury.
Tous ces colons vont travailler ensemble à défricher et à développer l’économie de Bury. L’agriculture va occuper une grande place dans les activités économiques. L’exploitation de la forêt et sa transformation vont permettre l’établissement de petites entreprises. Ainsi, en 1851, trois moulins à scie sont nécessaires pour répondre à la demande. Par la suite, une fabrique de chariots va s’implanter bénéficiant de la matière première en abondance. L’arrivée du chemin de fer l’International Railway, en 1874, va venir consolider ce développement qui se poursuivra jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. |